mercredi 15 octobre 2008
take the money and run
Le temps passe trop vite, et j'ai donné peu de nouvelles ces dernières semaines. Essayons donc de rattraper ce retard. Et surtout de remercier ceux qui m'ont accompagnée dans mes voyages de toutes natures. A commencer par les visiteurs de ce blog qui ne cessent de me réserver d'immenses surprises. La dernière vient de Joan Ribas i Camps, l'alpiniste qui a retrouvé notre cher Michel Parmentier sur l'Everest en 1988 et est entré en contact avec moi ici. Mais, ( si Joan est d'accord), je vous parlerai une autre fois de cette magnifique et improbable rencontre. Merci à lui et à tous ceux qui me laissent des messages, tous ne sont pas publiés (parfois trop..personnels!), mais tous me vont droit au coeur. Merci aussi aux libraires qui me reçoivent presque chaque week-end avec le même enthousiasme...malgré la situation économique qui les plonge en première ligne dans les difficultés. La crise s'étend et le système menace d'exploser. Risque que j'exposais en partie dans mon roman "Ferdinand et les Iconoclastes", paru en...2003. A l'époque, nombre de ceux à qui j'affirmais qu'on allait dans le mur levaient les yeux au ciel.. Je pense aujourd'hui à tous ces gens ruinés après avoir travaillé dur et économisé une vie entière pour acheter un toit et ouvrir un plan d'épargne retraite. Tiens à propos d'argent, voici au moins une anecdote qui vous fera sourire : à Londres, la semaine dernière, trois gamins ont essayé d'arracher son sac à une grand-mère sagement assise sur le banc d'un parc. Mauvaise idée : ces temps-ci, on tient plus que jamais à sa pension de retraite. Mais surtout, mauvaise pioche : la grand-mère en question était une ancienne championne de cross-country (dans les années 50!), en pleine forme et pourvue d'un sacré caractère. Elle a vu rouge et s'est lancée à leur poursuite. Avec succès. Saisi par le col, celui qui tenait son sac a du l'abandonner et se débattre comme un beau diable pour lui faire lâcher prise. La grand-mère a été sportive jusqu'au bout puisqu'elle a déclaré à la police qu'elle était plutôt contente de son coup : elle n'avait pas eu l'occasion de courir aussi vite depuis sa jeunesse.
dimanche 5 octobre 2008
a l'attention de joan
vous cherchez à me contacter mais n'avez pas laissé d'adresse. Vous pouvez m'écrire :
valerie@valerietongcuong.com
a bientôt
valerie@valerietongcuong.com
a bientôt
mercredi 24 septembre 2008
Denis Parent, Thomas Cadene (coups de coeur 1)
Me voici de retour après une longue absence. Il me fallait voyager en dehors et en dedans, circonstances obligent. La traversée n'est pas terminée, mais j'ai fait escale. Et j'ai lu, il était urgent de se changer les idées ! Mission accomplie.
Et pour commencer, un roman : "Perdu avenue Montaigne Vierge Marie", de Denis Parent.
Alors que tout se disloque autour de lui, famille, boulot, amis, un présentateur télé hyper médiatique sur le retour (= sur la sellette) décide de cesser de dormir afin d'explorer sa part d'ombre... Et rencontre la Vierge. Marie de Nazareth sur un plateau, le scoop est tentant. D'autant qu'on est en plein festival de Cannes et que le gratin du show-biz mondial est présent. Un miracle en direct, ça arrangerait bien les affaires de Daniel Cousin, notre présentateur. Mais rien ne tourne comme prévu...
Denis Parent a écrit un petit bijou d'humour. On lit ce roman le sourire aux lèvres d'un bout à l'autre. Caustique et tendre à la fois, d'une belle écriture riche, drôle, pointue, brodée de traits d'esprits, l'auteur se moque avec finesse d'un milieu qu'il a longtemps fréquenté (télé et cinéma). C'est loufoque et profond à la fois, une fantaisie sérieuse, jamais prétentieux, avec juste ce qu'il faut de suspens et un talent évident. Quelques rares longueurs mais pas de quoi freiner la lecture. Bref, si vous voulez passer un excellent moment, rire, vous faire plaisir, vous surprendre, offrez-vous d'urgence ce roman ! Edité par Stéphane Million Editeur, une toute jeune maison dont je me félicitai voici quelques mois de la naissance, il est -comme tout premier roman- parfois difficile à trouver. Mais la quête vaut la peine : filez en librairie ou sur internet, vous ne le regretterez pas !

Autre style, autre approche, autre loufoquerie sous forme, cette fois, de bande dessinée. Thomas Cadène est un jeune auteur de BD avec qui il faudra compter à l'avenir, j'en suis persuadée. Il vient de publier son deuxième opus "Rosalinde" (Casterman), un pamphlet plein d'humour dans lequel ladite Rosalinde, vieille chose acariatre quasi centenaire mais à la forme olympique, repousse une invasion d'aliens en compagnie d'une bimbo pas si blonde qu'il n'y parait. Devenue une idole, elle est rapidement manipulée par un pouvoir fascisant. Jusqu'au moment où la rébellion s'annonce...Passées les toutes premières pages, un peu approximatives, on se délecte des aventures de nos deux improbables guerrières. Le dessin porte à merveille le regard mordant de Thomas Cadène sur notre société, ses travers, ses codes, son conformisme. Vraiment bien.
De nombreux critiques de BD l'ont déjà repéré, à nous lecteurs de faire passer le message...
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Vous avez déjà là de quoi vous laver la tête de tout ce noir que le monde nous envoie ces temps-ci. Et je reviens vers vous très vite avec d'autres coups de coeur !
Et pour commencer, un roman : "Perdu avenue Montaigne Vierge Marie", de Denis Parent.
Alors que tout se disloque autour de lui, famille, boulot, amis, un présentateur télé hyper médiatique sur le retour (= sur la sellette) décide de cesser de dormir afin d'explorer sa part d'ombre... Et rencontre la Vierge. Marie de Nazareth sur un plateau, le scoop est tentant. D'autant qu'on est en plein festival de Cannes et que le gratin du show-biz mondial est présent. Un miracle en direct, ça arrangerait bien les affaires de Daniel Cousin, notre présentateur. Mais rien ne tourne comme prévu...
Denis Parent a écrit un petit bijou d'humour. On lit ce roman le sourire aux lèvres d'un bout à l'autre. Caustique et tendre à la fois, d'une belle écriture riche, drôle, pointue, brodée de traits d'esprits, l'auteur se moque avec finesse d'un milieu qu'il a longtemps fréquenté (télé et cinéma). C'est loufoque et profond à la fois, une fantaisie sérieuse, jamais prétentieux, avec juste ce qu'il faut de suspens et un talent évident. Quelques rares longueurs mais pas de quoi freiner la lecture. Bref, si vous voulez passer un excellent moment, rire, vous faire plaisir, vous surprendre, offrez-vous d'urgence ce roman ! Edité par Stéphane Million Editeur, une toute jeune maison dont je me félicitai voici quelques mois de la naissance, il est -comme tout premier roman- parfois difficile à trouver. Mais la quête vaut la peine : filez en librairie ou sur internet, vous ne le regretterez pas !

Autre style, autre approche, autre loufoquerie sous forme, cette fois, de bande dessinée. Thomas Cadène est un jeune auteur de BD avec qui il faudra compter à l'avenir, j'en suis persuadée. Il vient de publier son deuxième opus "Rosalinde" (Casterman), un pamphlet plein d'humour dans lequel ladite Rosalinde, vieille chose acariatre quasi centenaire mais à la forme olympique, repousse une invasion d'aliens en compagnie d'une bimbo pas si blonde qu'il n'y parait. Devenue une idole, elle est rapidement manipulée par un pouvoir fascisant. Jusqu'au moment où la rébellion s'annonce...Passées les toutes premières pages, un peu approximatives, on se délecte des aventures de nos deux improbables guerrières. Le dessin porte à merveille le regard mordant de Thomas Cadène sur notre société, ses travers, ses codes, son conformisme. Vraiment bien.
De nombreux critiques de BD l'ont déjà repéré, à nous lecteurs de faire passer le message...
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Vous avez déjà là de quoi vous laver la tête de tout ce noir que le monde nous envoie ces temps-ci. Et je reviens vers vous très vite avec d'autres coups de coeur !
dimanche 27 juillet 2008
inventaire
Je pars. Il faut faire l'inventaire. Dresser les listes. Tant de choses dans la tête. Des millions d'objets. Des millions de pensées. Des millions de souvenirs. A multiplier par autant d'univers parallèles. Ca s'entrechoque, ça fait du bruit, ça interroge. Et parmi tous ces mouvements intérieurs, toutes ces divagations, le quotidien incontournable. Je dresse les listes. Ne rien oublier. Gérer le passé, le présent, les futurs. Futur possible, futur probable, futur hypothétique. Rien n'est jamais sûr concernant le futur. Alors mon cerveau anticipe en permanence. Ce sont les peurs qui le commandent dès qu'il se laisse aller. Tout prévoir, tout imaginer, tout évaluer. On n'est à l'abri de rien. Débordement. Tout se mélange, le quotidien, les tâches à effectuer. Il faut réussir à trier pour survivre. Distinguer les priorités. Accepter de renoncer. Ne pas laisser la machine s'emballer. Alors, je fais des listes. Tirets devant chaque mot. Croix ensuite, lorsque le problème/la question/l'idée est résolu/posée/soupesée. Ne rien oublier. Si tu oublies, tu es faible. Si tu es faible, tu es mort. Mais si tu n'oublies rien, si tu apprends à faire avec. Voire même, si tu apprends la bienveillance. Alors là, oui. Là, ça ira. Et si ça trouve, parfaitement bien. On respirera. On sera bien. Tous. Alors, là, oui. Ce sera bien.
vendredi 18 juillet 2008
tous proches de la folie
C’est un jour ordinaire. Dans l’avion, en partance pour les Nuits de Ecrivains, je feuillette les quotidiens. La presse commente encore abondamment le quintuple meurtre de cet homme dépressif en instance de divorce. Dans les mêmes pages, je lis qu’un père de 40 ans a pendu ses deux fillettes de 2 et 7 ans. Pendues, oui, chez leur mère, dont il était séparé. Puis il s’est pendu à son tour. Chaque matin apporte son lot de nouveaux basculements. De folies pures. Quand plus rien ne fait sens, même pas la cruauté. Qui sont (étaient) ces assassins ? Des gens qui ont aimé, ri, vécu, fait des projets. Des gens qui nous ressemblent. Ou ressemblent à un cousin, un ami, un collègue, un voisin. Pourquoi, comment ont-ils plongé jusqu’à l’irréversible ?
Certains cerveaux parviennent à résister lorsque le désespoir se pointe, quand le fond de l’impasse surgit. D’autres non. Ca fragmente, ça fissure, ça s’emballe. Ca explose. Sans doute ceux-là ne sont-ils pas outillés de la même façon. Histoire d’enfances, d’itinéraires. Car au fond qui n’a pas connu de pulsion violente ? Je me souviens d’une émission de radio au cours de laquelle une jeune mère affolée interpellait un psychiatre : « je ne supporte plus les cris de mon nouveau-né, il hurle sans arrêt, je ne dors plus, parfois j’ai envie de le jeter par la fenêtre pour que ça cesse, je suis un monstre ». « Non, Madame, avait répondu le médecin, vous n’êtes pas un monstre. Votre réaction est normale. Ce qui serait anormal, ce serait de rester parfaitement calme dans ce contexte. Tous les êtres humains ont à un moment ou un autre des pulsions extrêmement négatives et violentes. Ce qui fait justement que nous ne sommes pas des monstres, c’est que nous trouvons la force de faire taire. Le monstre est celui qui passe à l’acte. »
Il suffit pourtant de si peu de choses. Même journée, même journal : cette fois, c’est un pharmacien qui a oublié son fils de deux ans dans une voiture garée au soleil. L’enfant est mort. Et l’on reparle de monstre. On s’indigne, on le désigne comme un individu unique en son genre. Enfin, peut-on oublier son enfant ? Eh bien oui. La mère d’une de mes plus proches amies l’oubliait régulièrement. A la sortie de l’école, au supermarché, n’importe où. Dans sa tête, une idée chassait l’autre. Interrogé sur ce phénomène par le Figaro, un spécialiste en neurobiologie explique qu’un pan de notre mémoire est consacré à la vie quotidienne, ce qu’on vient de faire et ce qu’on a à faire. Mais il suffit qu’un élément extérieur interfère pour que cette mémoire disparaisse. Pour peu qu’on se concentre sur une autre tâche, on devient imperméable au reste : aucune chance de revenir à l’objet (ici, l’enfant), oublié.
Un élément, un événement, un mot, une image. Le rideau tombe, le noir s'abat. On ne joue plus, on est mort. Ca n'a pris qu'une seconde.
Ah, et puis, toujours dans la colonne des faits divers, cette info : en quelques jours, deux policiers se sont suicidés. Dans le bois de Vincennes pour l’un, en pleine rue pour l’autre. Une balle dans la tête. 23 policiers se sont donnés la mort depuis ce mois de janvier. Oui, il suffit de si peu de choses pour que tout parte en vrille, s’anéantisse. Semaine de fracas.
Certains cerveaux parviennent à résister lorsque le désespoir se pointe, quand le fond de l’impasse surgit. D’autres non. Ca fragmente, ça fissure, ça s’emballe. Ca explose. Sans doute ceux-là ne sont-ils pas outillés de la même façon. Histoire d’enfances, d’itinéraires. Car au fond qui n’a pas connu de pulsion violente ? Je me souviens d’une émission de radio au cours de laquelle une jeune mère affolée interpellait un psychiatre : « je ne supporte plus les cris de mon nouveau-né, il hurle sans arrêt, je ne dors plus, parfois j’ai envie de le jeter par la fenêtre pour que ça cesse, je suis un monstre ». « Non, Madame, avait répondu le médecin, vous n’êtes pas un monstre. Votre réaction est normale. Ce qui serait anormal, ce serait de rester parfaitement calme dans ce contexte. Tous les êtres humains ont à un moment ou un autre des pulsions extrêmement négatives et violentes. Ce qui fait justement que nous ne sommes pas des monstres, c’est que nous trouvons la force de faire taire. Le monstre est celui qui passe à l’acte. »
Il suffit pourtant de si peu de choses. Même journée, même journal : cette fois, c’est un pharmacien qui a oublié son fils de deux ans dans une voiture garée au soleil. L’enfant est mort. Et l’on reparle de monstre. On s’indigne, on le désigne comme un individu unique en son genre. Enfin, peut-on oublier son enfant ? Eh bien oui. La mère d’une de mes plus proches amies l’oubliait régulièrement. A la sortie de l’école, au supermarché, n’importe où. Dans sa tête, une idée chassait l’autre. Interrogé sur ce phénomène par le Figaro, un spécialiste en neurobiologie explique qu’un pan de notre mémoire est consacré à la vie quotidienne, ce qu’on vient de faire et ce qu’on a à faire. Mais il suffit qu’un élément extérieur interfère pour que cette mémoire disparaisse. Pour peu qu’on se concentre sur une autre tâche, on devient imperméable au reste : aucune chance de revenir à l’objet (ici, l’enfant), oublié.
Un élément, un événement, un mot, une image. Le rideau tombe, le noir s'abat. On ne joue plus, on est mort. Ca n'a pris qu'une seconde.
Ah, et puis, toujours dans la colonne des faits divers, cette info : en quelques jours, deux policiers se sont suicidés. Dans le bois de Vincennes pour l’un, en pleine rue pour l’autre. Une balle dans la tête. 23 policiers se sont donnés la mort depuis ce mois de janvier. Oui, il suffit de si peu de choses pour que tout parte en vrille, s’anéantisse. Semaine de fracas.
vendredi 4 juillet 2008
magie, miracle, mystique

Etonnantes dernières journées... Cela a commencé avec le festival du livre de Nice, où sous un soleil de plomb j'ai pu refaire le monde, ou plutôt disons, y travailler en compagnie d'auteurs passionnants, Michel Folco* ou Gaston Kelman, entre autres. Ah, au fait, Michel me raconte cette anecdote à peine croyable : il y a quelques années, le MIT aurait analysé l'arme "ultime" de la Chine. Il suffirait en effet de demander à tous les Chinois de monter sur une table et de sauter dessus à un signal donné pour engendrer un mouvement sismique en Californie. Cette arme-là, impossible de la contrer avec un traité de non-prolifération... Avec Gaston, essayiste explosif, nous évoquons la question Noire, je lui parle de cet étonnant "Journal d'un Négrier au XVIIIème siècle", écrit dans les années 1740 par le capitaine anglais Snelgrave. On discute beaucoup liberté, monnaie d'échange humaine, politiques nauséabondes... Et voici que quelques jours plus tard, Ingrid Betancourt est libérée. Sa première réaction : parler de miracle... Hop, la polémique est lancée. Moi je songe surtout à ce qu'elle va devoir gérer désormais d'émotions et de difficultés dans son rapport au monde. Interrogé sur les réactions des otages après une libération, un psychiatre évoque entre autres le risque de dissociation. Je bondis, ou plutôt mon coeur bondit : je n'ai pas été otage d'un groupe armé, mais j'ai moi-même expérimenté bien malgré moi ce phénomène, cet état, lorsqu'on se met à vivre, agir mécaniquement, luttant pour se reconcentrer, recoller constamment les morceaux du quotidien, les habiter, (en vain) en fait, on vit à côté de soi, les événements se déroulent sans qu'on puisse y trouver la moindre prise à laquelle s'accrocher, c'est une sorte de dédoublement épouvantable qui vous laisse sur le carreau, exsangue, tandis que votre entourage est perdu, vous identifie sans vous reconnaître, tente de vous secouer, s'effraie -et c'est bien normal, car vous faîtes peur à voir . Courage, Ingrid. Et puis quoi ? Au moment même où j'écris ces lignes, où je pense angoisse, pulsions, combats, je fais une nouvelle découverte qui laissera songeurs tous les enfants des années 70 : des chercheurs américains (Griffiths, Journal of Psychopharmacology) viennent de publier une étude sur les psilocybes, plus communément apppelé champignons magiques... Sans surprise, les volontaires en ayant absorbé ont effectué en très grande majorité une expérience mystique ou spirituelle. Ce qui est nouveau, c'est que, plus d'un an après, ils déclarent se sentir de mieux en mieux dans leur vie : bien-être, amour de la vie, force intérieure, vision positive... Leur appréciation de leur bien-être et de leur état psychologique n'a fait que croître. Comme si le psilo générait un effet bénéfique à long terme. Les chercheurs suggèrent donc, comme cela a déjà été le cas avec la marijuana, d'utiliser le champignon magique dans le cas de maladies très lourdes qui engendrent anxiété ou dépressions sévères, mais aussi dans le cas de dépendances. Le psilocybe est illégal un peu partout dans le monde, mais utilisé de manière notoire sur tous les continents et ça depuis des siècles, notamment bien sûr par les chamans. Les chercheurs défendent que son utilisation encadrée ne présente pas de danger (sauf bien sûr pour les personnes à tendance psychotique ou à problèmes psychiatriques lourds). Les quelques cas ayant ressenti de la peur pendant l'expérience n'en ont pas gardé trace ensuite. Pour les autres, que du bonheur... Vont-ils être entendus ? A suivre... En attendant, je vous laisse, c'est l'heure de l'omelette!
* Michel Folco, dernier ouvrage paru "Même le mal se fait bien" (Stock).Gaston Kelman, dernier ouvrage paru "les hirondelles du printemps africain" (JC Lattès).
mardi 24 juin 2008
coûte que coûte

Coup publicitaire ? Joke ? Tentative désespérée de récupérer celle qui l'avait quitté ? En tout cas, il l'a fait. Voici environ 3 mois, certains d'entre vous l'avaient peut-être suivi, Ian Usher, un Britannique établi en Australie (Perth) depuis quelques années avait annoncé sur internet qu'il comptait mettre son existence aux enchères. Son existence,c'est à dire 100% de ce qu'il possède matériellement (maison 3 chambres équipée ultra hi-tech, voiture, moto, jet-ski, kite-surf, spa entre autres) mais aussi son style de vie, son job (son patron s'est engagé à prendre l'acheteur à l'essai), ses amis etc. L'idée, quitter sa maison le jour de la transaction avec en poche son portefeuille, son passeport et les vêtements qu'il portera ce jour-là. Pour se donner toutes les chances de trouver un acquéreur, il a monté un site internet (www.alife4sale.com) qui détaille ses motivations et la nature de l'offre. Et a mis sa vie aux enchères sur Ebay avant-hier, fin de l'enchère le 29 juin. Avec un prix de réserve et la faculté de refuser, donc de choisir les enchérisseurs.Il espère obtenir 500 000 dollars australiens. A l'heure où j'écris, il a recueilli 35 enchères (pour un montant de 310100 doll australiens)... Son existence ? Elle semble tout droit sortie d'une comédie romantique américaine, tous clichés inclus (je vous laisse le soin de la découvrir sur ebay). Rien ne manque, à part la fiancée, cela va de soi... Mais au fond, ce n'est pas à lui que revient le premier rôle. En admettant que tout ceci ne soit pas un simple coup, c'est à l'entourage de Ian Usher et bien sûr à son successeur que je m'intéresserais plutôt. Car là, on peut vite virer à la folie pure... Changer de vie, tout recommencer, beaucoup de gens dont on ne parle pas le font à leur manière chaque année. Beaucoup d'autres en rêve. Ce qu'ils cherchent, c'est retrouver un sens, du sens. Leur sens. Mais lorsqu'il s'agit de se glisser dans l'existence formatée d'un autre, alors là, c'est qu'on cherche autre chose... Et là, ça se gâte. Enfin, c'est mon avis.
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